Partager l'article ! Wauquiez va sonder les chômeurs: Le secrétaire d'État à l'Emploi, qui était lundi en déplacement dans l'agence ...
Le secrétaire d'État à l'Emploi, qui était lundi en déplacement dans l'agence d'Hazebrouck, va lancer en septembre une grande enquête de satisfaction auprès de 500.000 demandeurs d'emploi et 50.000 entreprises.
Trois heures bien remplies et puis s'en va. Pour la quatorzième fois depuis la mi-juillet, Laurent Wauquiez a passé lundi une demi-journée dans une agence Pôle emploi, précisément à Hazebrouck dans le Nord. Le secrétaire d'État à l'Emploi s'est fondu dans le décor. Il a ainsi orienté des chômeurs à l'accueil de l'agence, conduit des entretiens avec des conseillers, donné des conseils en matière de recrutement, participé à une table ronde avec de jeunes qui expérimentent un dispositif d'accompagnement renforcé très performant et déjeuné avec une quinzaine d'agents pour faire le point sur la fusion ANPE-Assedic en cours. «Ce n'est pas une visite clic-clac, justifie-t-il. Je tiens à discuter longuement avec tout le monde, pour prendre moi-même le pouls de la situation.»
Son opinion sur l'état du marché de l'emploi à l'aube de la rentrée 2010? «Ça va mieux, concède-t-il. Tous les outils que nous avons mis en œuvre depuis deux ans ont porté leurs fruits et la fusion est rentrée dans les mœurs.» Et le secrétaire d'État à l'Emploi de prendre, à l'issue de sa visite, en exemple l'agence ultramoderne d'Hazebrouck. «Il y a deux ans, un chômeur qui venait s'inscrire aux Assedic devait attendre 15 jours pour être reçu à l'ANPE, se rappelle-t-il. Aujourd'hui, il obtient un rendez-vous en quatre jours et les deux entretiens se font à trente secondes d'intervalle.»
Mais Laurent Wauquiez est aussi venu lundi dans cette agence pour parler de la vaste «consultation des usagers de Pôle emploi» qu'il va lancer début septembre: un questionnaire de satisfaction envoyé par mail à 500.000 demandeurs d'emploi et à 50.000 entreprises.
Améliorer la formation
«On s'est focalisé depuis deux ans sur les questions de structure et il nous faut maintenant travailler sur le service rendu aux usagers», justifie Laurent Wauquiez. Cette enquête inédite - réalisée, envoyée et dépouillée par l'institut Ipsos - sera composée d'une cinquantaine de questions portant d'une part sur l'utilité et l'efficacité des services proposés ou encore la qualité d'écoute et de réactivité des agents. Et, d'autre part, sur certains dispositifs encore à l'étude, comme de pouvoir garder le contact par mail avec son conseiller. «J'attends beaucoup du retour de ces questionnaires car il nous reste de nombreuses choses à faire, notamment en matière de formation», avoue Laurent Wauquiez. Cette consultation, dont les conclusions seront rendues publiques mi-octobre, sera complétée par des séances de brainstorming avec les agents d'une demi-douzaine de Pôle emploi.
Le secrétaire d'État à l'Emploi a également profité de son déplacement pour tester sur le terrain quelques pistes de réforme qu'il a en tête. Avec plus ou moins de succès. Son projet d'instaurer un suivi personnalisé renforcé - un entretien par semaine - pour chaque jeune chômeur a ainsi été très bien accueilli. Celui de supprimer le fonctionnement en équipe professionnelle (dédiée à un secteur d'activité), n'a en revanche pas soulevé d'enthousiasme.
Article de l'excellent Marc Landré, Journaliste "social" , In « le Figaro » 17/08/2010
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J'en aurais assez. Je serais fatigué. Lassé d'entendre sans cesse les mêmes accusations, les mêmes récriminations, les mêmes injustices.
Je n'en pourrais plus d'être écartelé chaque jour entre le besoin qu'on a de moi, de la chance de retrouver un emploi que je représente et l'hostilité qu'on éprouve à l'égard de Pole Emploi et de la contrainte nécessaire qu'il doit exercer.
J'aurais envie de dire, à ceux qui m'obligent à frôler les murs dans le quartier où j'habite, aux professionnels de l'indignation et de la société théorique, à toutes les bonnes consciences heureuses d'avoir avec mes collègues et moi des boucs émissaires idéaux, qu'ils n'ont qu'à prendre ma place, mon service et mes responsabilités. Qu'ils fassent "mon boulot" et on verra si leur angélisme ne s'imprégnera pas alors d'un peu de réalisme !
Je ne supporterais plus d'être toujours et à tout coup traité de bon à rien. On dirait que Pole Emploi propose, conseille, oriente, est insulté et moqué par plaisir ou ignorance. Il n'y aurait que des bosseurs partout et nous aurions tort de nous mêler de ce que notre mission implique. Moi aussi, je voudrais pouvoir bénéficier de la présomption d'innocence et sentir, en ma faveur, la grande houle systématique des droits de l'homme, des syndicats, des chômeurs, des employeurs et des humanistes patentés. Mais incapable d'entrée de jeu, je devrais encore m'estimer chanceux si on ne me renvoie pas devant le tribunal.
Je serais dégoûté d'être abandonné par un Etablissement qui aurait dû être mon allié naturel, les politiques, les patrons, les partisans d'une société à peu près vivable où l'emploi ne serait que le moyen de la justice. Les politiques fluctuent à notre égard au gré de l'imprévisibilité sociale. Poussant les feux selon les évolutions de l’opinion publique.
Je dénoncerais ces projets de réforme qui parlent du travail des conseiller à l’emploi sans les solliciter le moins du monde, comme si ceux-ci n'étaient pas là disponibles, légitimes pour traiter de ce qu'ils connaissent au quotidien. C'est D'ABORD eux qu'il aurait fallu écouter, comprendre et consulter.
Mais il faudrait du courage politique et de la constance professionnelle, plutôt que de modifier les règles il faudrait un contrôle réel et sérieux, juridiquement parlant, de la recherche d’emploi. Mais une telle démarche serait infiniment plus ardue et éprouvante que de faire des prescriptions systématiques ! Nous serions nombreux à approuver une telle rigueur. Elle nous dispenserait du procès global qui nous est intenté à cause de quelques-uns. Ce qui est sûr pour les conseiller à l’emploi, c'est que les moyens de la lutte contre le chomage vont subtilement être infléchis, atténués mais qu'on continuera pourtant à réclamer un Pole Emploi réactif partout, ce qui est à la fois impossible et absurde. Travailler plus et mieux avec moins, comment faire ?
Je m'opposerais à tous les donneurs de leçons. Aux vertus qu'on exige de nous, connaîtrait-on beaucoup de politiques, de patrons, de syndicalistes et de journalistes dignes d'être conseiller à l’emploi ? Je sais que parmi nous il n'y a pas que des "aigles" et qu'il est dangereux de donner du pouvoir à des médiocres. Mais là aussi qu'attend-on ? Comme dans bien des corporations nous avons nos "brebis galeuses". La fonction de conseiller à l’emploi est une charge, un honneur, parfois une souffrance.
Rien de plus, rien de moins.
pcpc : phd
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