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14:10 AFP
Jean-Louis Walter nommé nouveau médiateur de Pole Emploi
Le syndicaliste CFE-CGC Jean-Louis Walter, ex-administrateur de l'ANPE, de l'Unedic et ex-président de l'Apec, a été nommé Médiateur de l'emploi, pour améliorer la représentation des demandeurs d'emploi, salariés et employeurs auprès de Pôle emploi, a confirmé jeudi Pôle emploi.
L'annonce de la nomination de ce nouveau médiateur par le directeur général de Pôle emploi Christian Charpy, en remplacement de Benoît Genuini, démissionnaire, a été faite par le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez dans un entretien au quotidien Aujourd'hui en France/Le Parisien.
"Nous avons choisi Jean-Louis Walter", a déclaré M. Wauquiez, soulignant qu'"il a travaillé dans l'industrie" et qu'"il connaît bien toutes les problématiques de l'emploi".
Membre du Conseil économique et social, ex-secrétaire général de la CFE-CGC (1999-2006), M. Walter "connaît bien le service public de l'emploi puisqu'il a été de 1993 à 1996 administrateur de l'ANPE, entre 1990 et 1998 administrateur de l'Unedic puis président de l'Apec (1999-2001, 2003-2005)", note Pôle emploi dans un communiqué.
Cet ex-président du régime de retraite complémentaire des cadres Agirc (2006-2007) a cependant fait "la majeure partie de sa carrière au sein de Peugeot puis de PSA", observe l'organisme issu de la fusion ANPE-Assedic.
Le médiateur national de l'emploi, correspondant du médiateur de la République, a pour mission d'améliorer la représentation des demandeurs d'emploi, salariés et employeurs auprès de Pôle emploi.
La nomination d'un nouveau médiateur "est positive car c'est absolument nécessaire pour résoudre les problèmes et donner une vue d'ensemble", a réagi Gabrielle Simon (CFTC), "contente que ce soit Jean-Louis Walter".
"C'est une bonne chose pour les demandeurs d'emploi", a commenté Maurad Rabhi, regrettant qu'"on n'en ait pas discuté en conseil d'administration" et jugeant qu'"on ne peut pas demander aux partenaires sociaux de financer Pôle emploi et que ce soit le gouvernement qui gère".
Premier médiateur, Benoît Genuini a démissionné le 15 avril, moins d'un mois après la remise de son premier rapport où il épinglait des dysfonctionnements, jugeant que Pôle emploi "n'accordait pas assez d'importance à ce qui par son intermédiaire remontait du terrain, c'est-à-dire des chômeurs".
Il s'était plaint de l'absence de réponse de la direction à ses propositions pour améliorer le service sur la qualité des courriers envoyés aux demandeurs d'emploi et sur les conditions dans lesquelles l'allocation chômage peut être suspendue pour suspicion de fraude, parfois par erreur et sans préavis.
Les défauts de Pôle emploi dans le service rendu aux chômeurs relevés par le médiateur en mars sont "en cours de traitement", a assuré l'organisme dans un communiqué vers la mi-mai, évoquant des solutions "rapides".
J'en aurais assez. Je serais fatigué. Lassé d'entendre sans cesse les mêmes accusations, les mêmes récriminations, les mêmes injustices.
Je n'en pourrais plus d'être écartelé chaque jour entre le besoin qu'on a de moi, de la chance de retrouver un emploi que je représente et l'hostilité qu'on éprouve à l'égard de Pole Emploi et de la contrainte nécessaire qu'il doit exercer.
J'aurais envie de dire, à ceux qui m'obligent à frôler les murs dans le quartier où j'habite, aux professionnels de l'indignation et de la société théorique, à toutes les bonnes consciences heureuses d'avoir avec mes collègues et moi des boucs émissaires idéaux, qu'ils n'ont qu'à prendre ma place, mon service et mes responsabilités. Qu'ils fassent "mon boulot" et on verra si leur angélisme ne s'imprégnera pas alors d'un peu de réalisme !
Je ne supporterais plus d'être toujours et à tout coup traité de bon à rien. On dirait que Pole Emploi propose, conseille, oriente, est insulté et moqué par plaisir ou ignorance. Il n'y aurait que des bosseurs partout et nous aurions tort de nous mêler de ce que notre mission implique. Moi aussi, je voudrais pouvoir bénéficier de la présomption d'innocence et sentir, en ma faveur, la grande houle systématique des droits de l'homme, des syndicats, des chômeurs, des employeurs et des humanistes patentés. Mais incapable d'entrée de jeu, je devrais encore m'estimer chanceux si on ne me renvoie pas devant le tribunal.
Je serais dégoûté d'être abandonné par un Etablissement qui aurait dû être mon allié naturel, les politiques, les patrons, les partisans d'une société à peu près vivable où l'emploi ne serait que le moyen de la justice. Les politiques fluctuent à notre égard au gré de l'imprévisibilité sociale. Poussant les feux selon les évolutions de l’opinion publique.
Je dénoncerais ces projets de réforme qui parlent du travail des conseiller à l’emploi sans les solliciter le moins du monde, comme si ceux-ci n'étaient pas là disponibles, légitimes pour traiter de ce qu'ils connaissent au quotidien. C'est D'ABORD eux qu'il aurait fallu écouter, comprendre et consulter.
Mais il faudrait du courage politique et de la constance professionnelle, plutôt que de modifier les règles il faudrait un contrôle réel et sérieux, juridiquement parlant, de la recherche d’emploi. Mais une telle démarche serait infiniment plus ardue et éprouvante que de faire des prescriptions systématiques ! Nous serions nombreux à approuver une telle rigueur. Elle nous dispenserait du procès global qui nous est intenté à cause de quelques-uns. Ce qui est sûr pour les conseiller à l’emploi, c'est que les moyens de la lutte contre le chomage vont subtilement être infléchis, atténués mais qu'on continuera pourtant à réclamer un Pole Emploi réactif partout, ce qui est à la fois impossible et absurde. Travailler plus et mieux avec moins, comment faire ?
Je m'opposerais à tous les donneurs de leçons. Aux vertus qu'on exige de nous, connaîtrait-on beaucoup de politiques, de patrons, de syndicalistes et de journalistes dignes d'être conseiller à l’emploi ? Je sais que parmi nous il n'y a pas que des "aigles" et qu'il est dangereux de donner du pouvoir à des médiocres. Mais là aussi qu'attend-on ? Comme dans bien des corporations nous avons nos "brebis galeuses". La fonction de conseiller à l’emploi est une charge, un honneur, parfois une souffrance.
Rien de plus, rien de moins.
pcpc : phd
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