Mercredi 28 décembre 2011 3 28 /12 /Déc /2011 14:39

Aprés le départ de Ch. Charpy, voila qu'arrive le remplaçant de Moïse Rachid.

Jean-Yves Cribier nommé DGA RH

L’actuel directeur de la région Centre prendra ses fonctions de directeur général adjoint des ressources humaines le 1er janvier 2012.

 

Bienvenue,... et attendons la suite !

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Vendredi 31 décembre 2010 5 31 /12 /Déc /2010 10:42

 

Par Jean-Yves Guerin  In « Le Figaro » 30/12/2010
 


Les entreprises de travail temporaire n'auront plus qu'à gérer 80.000 à 85.000 chômeurs, au lieu de 200.000 aujourd'hui. Crédits photo : François BOUCHON/Le Figaro

L'organisme public va réduire de deux tiers son recours aux opérateurs privés l'année prochaine.  

 Ce n'est pas un cadeau que Pôle emploi vient de faire aux entreprises de travail temporaire. Quelques jours avant Noël, son directeur général, Christian Charpy, a déclaré que le recours aux opérateurs privés, notamment les groupes d'intérim, baisserait de deux tiers en 2011. Au lieu de suivre 200.000 chômeurs, ces sociétés n'auraient plus qu'à en gérer 80.000 à 85.000. «Je nous trouve bien mal traités, proteste Françoise Gri, présidente de Manpower France. Nous n'étions pas au courant de cette décision. Nous avons appris par voie de presse que ces prestations seraient réduites.»

Les autres grands du secteur, eux, font profil bas sur cette affaire. À l'image de Randstadt France où l'on affirme: «Les politiques budgétaires de Pôle emploi n'ont pas à être commentées.»

Un excès de prudence pour ne pas mécontenter un client? Pas uniquement. En fait, ces contrats lancés au plus fort de la crise en 2009 n'ont jamais pesé très lourd. Chez Crit, cette activité génère 3 à 4 millions d'euros, pour un chiffre d'affaires total supérieur au milliard. Chez Adecco France, elle représente moins d'1% des ventes. Et les marges sont plus faibles que dans une activité d'intérim classique, compte tenu des exigences de Pôle emploi: «La productivité est difficile, car on nous impose une multiplicité de points d'accueil spécifiques pour les demandeurs d'emploi», souligne François Davy, président d'Adecco groupe France.

Si les grands de l'intérim se sont lancés dans cette activité, c'est qu'elle les a aidés à passer la crise. «Ces contrats étaient bienvenus, car notre réseau était disponible et pas suroccupé», illustre Nathalie Jaoui, présidente de Crit. «Cela a permis de ne pas trop toucher aux équipes dans les agences», renchérit Arnaud de la Tour, président du Prisme, syndicat professionnel des entreprises de travail temporaire.

Potentiel sur le marché de la fonction publique 

Mais, aujourd'hui, le secteur connaît un début de reprise vigoureux. Au troisième trimestre 2010, Adecco France affiche une progression de son activité de 19%. Manpower France table pour le dernier trimestre 2010 sur une augmentation de ses ventes comprise entre 15 et 18%. Pas encore de quoi pavoiser, car le secteur n'a pas retrouvé son volume d'activité d'avant crise, en 2007. N'empêche, avec ce redémarrage, les activités de sous-traitance avec Pôle emploi sont passées au second plan. «La question se posera de savoir si nous répondons à ses appels d'offres en 2011», estime Françoise Gri.

En fait, les grands du travail temporaire préfèrent se projeter dans l'avenir. «Depuis peu, la fonction publique peut recourir au travail temporaire, explique François Davy. Il y a un énorme potentiel. Rien qu'au premier semestre, nous avons réalisé un chiffre d'affaires supérieur à 20 millions d'euros sur ce créneau.» Mais, avant de se lancer dans de nouvelles aventures, il faudra clore la parenthèse ouverte avec Pôle emploi: Manpower, qui avait recruté 120 personnes en CDD pour reclasser des demandeurs d'emploi, va devoir mettre fin à leur contrat.

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Samedi 25 septembre 2010 6 25 /09 /Sep /2010 08:49

Les agents de Pôle emploi restent en situation de crise

LEMONDE.FR | 24.09.10 | 20h29  •  Mis à jour le 24.09.10 | 21h29

 

La tension ne semble pas près de retomber pour les salariés du Pôle emploi. Alors que le chômage a augmenté en août de 7,1 % sur un an, toutes catégories confondues, Les Echos ont rendu publique, jeudi 23 septembre, la nouvelle moyenne officielle du nombre de dossiers gérés par un conseiller du Pôle emploi. Sans surprise, ils suivent la dégradation de l'emploi en France. Chaque agent gère désormais 103 portefeuilles en moyenne, contre 92 l'an dernier, soit une charge de travail en hausse de 12 %.

''Ce n'est qu'une estimation basse, note-t-on à l'UNSA-Pôle emploi.Il faut savoir que ces moyennes incluent tout le personnel des agences, même ceux qui s'occupent de tâches administratives et qui ne participent pas directement à l'accompagnement des chômeurs. On arrive facilement, à 150, 200 dossiers dans les agences situées dans les zones les plus dégradées économiquement, comme en banlieue parisienne ou dans le Nord. Résultat, le service se déteriore."Ainsi, l'accompagnement des chômeurs se dégrade, nombre d'entre eux ayant subi des radiations.

Et les manifestations du malaise des agents se multiplient, au fur et à mesure que les objectifs initiaux présentés en 2008 lors de la fusion ANPE-Assedics (entre 30 et 60 dossiers par agent en fonction de la priorité des situations) s'éloignent.

 

"LA SOUFFRANCE AUGMENTE"

Le 8 juin, près du quart des salariés du Pôle emploi débrayaient pour protester contre leurs conditions de travail et leur "mal-être". Une nouvelle journée d'action sur ce thème est prévue le 9 novembre.

"Nous sommes énormément sollicités par les salariés, dont la souffrance augmente", résume Marie-Françoise Leflon, déléguée CGC et membre du conseil d'administration du Pôle emploi. "En cause, bien sûr, le facteur 'crise économique' et l'augmentation des inscriptions. Mais nous avons aussi un lourd problème de formation qui n'est toujours pas résolu. La différence entre processus d'indemnisation et d'accompagnement reste fondamentale, et ne peut être faite indistinctement par des salariés issus de cultures d'entreprise différentes. Rien n'est fait pour résoudre cette inadaptation aux structures issues de la fusion, ce qui décuple le stress au travail des agents."


ÉCHEC D'UN ACCORD COMMUN

Direction et syndicats tentent depuis plus d'un an de résoudre la situation de ces salariés, décrits à l'UNSA comme "résignés". Après les tentatives de suicide qui ont couru tout le long de l'année 2009, dont s'était préoccupé le secrétaire d'Etat à l'emploi, Laurent Wauquiez, un comité s'est penché sur la rédaction d'un accord commun "relatif à la prévention des risques psychosociaux et aux conditions de travail".

Le texte, qui a nécessité plus d'une centaine d'heures de travail pendant huit mois de négociations, a été présenté le 13 juillet et comportait plus d'une vingtaine de mesures contraignantes pour améliorer la vie en agence et l'accueil des chômeurs.

Cependant, les syndicats CGT, SNU, CFTC et CFDT ont refusé de le signer, estimant qu'il n'était pas assez complet et dépourvu de "mesures d'urgence visibles pour les personnels". Depuis, la direction du Pôle emploi, qui n'a pas donné suite à nos appels, aurait bloqué les discussions en invoquant la responsabilité de ces organisations. "C'est le black-out pour la suite", déplore l'UNSA.

 

"GRANDE CONSULTATION"

Pendant ce temps, le secrétaire d'Etat a lancé dans la discrétion une "grande consultation" au sein du Pôle emploi. Les agents vont être invités à s'exprimer sur leurs conditions de travail (ce qui doit, en second lieu, améliorer l'accueil des usagers). Des réflexions sont également en cours sur les conditions d'accueil des chômeurs (avec notamment l'expérimentation en cours d'un unique entretien d'inscription et de diagnostic), afin de réduire les temps d'attente et de traitement des dossiers.

Mais le maintien du chômage à un niveau élevé risque de compliquer sérieusement la mise en œuvre de ces bonnes intentions. De plus, certains exemples locaux plombent encore davantage l'état d'esprit des employés, tel le conflit entre une employée de Concarneau (Finistère) et la direction régionale de l'agence, qui s'est réglé par une titularisation après… 18 contrats à durée déterminée. Le 7 octobre sera publié 183 jours dans la barbarie ordinaire - En CDD chez Pôle emploi, témoignage de l'une des 1 840 embauches temporaires intervenues en 2009 à la demande de Nicolas Sarkozy pour gonfler les effectifs face à la crise.

Les premiers extraits de l'ouvrage, qui ne prétend pas refléter le fonctionnement du Pôle emploi au niveau national, rapporte cependant des situations de stress communément dénoncées face à la surcharge et à l'organisation du travail, ou l'agressivité de certains demandeurs d'emploi.

 

Michaël Szadkowski, in « Le Monde »

 

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Jeudi 9 septembre 2010 4 09 /09 /Sep /2010 18:22

LEMONDE.FR | 09.09.10 | 17h20  •  Mis à jour le 09.09.10 | 17h48

AFP/JEAN-FRANCOIS MONIER


Les radiations abusives, bien que souvent rattrapées, mettent en difficulté les demandeurs d'emploi injustement sanctionnés.


"En décembre dernier, une lettre m'informe de ma radiation du Pôle emploi. Motif : je ne me suis pas rendue à mon entretien. Seulement voilà, je n'ai jamais reçu la lettre m'informant de ce rendez-vous", explique Sophie, qui a depuis trouvé un emploi. Une absence à une convocation, un retard, un coup de téléphone raté, ou qui n'a jamais été passé par un conseiller : tout cela peut valoir au demandeur d'emploi une radiation pendant deux mois des listes du Pôle emploi, ce qui signifie, le plus souvent, la suspension des allocations chômage, et un parcours du combattant pour recouvrer ses droits.

 

La procédure de radiation


- Le demandeur d'emploi reçoit une lettre d'avertissement. Il a deux semaines pour justifier au Pôle emploi son absence, de préférence par lettre recommandée adressée au directeur de l'agence.

- Celui-ci décide de radier ou pas le demandeur d'emploi, selon une liste de "motifs légitimes".

- Si la sanction est maintenue, le demandeur d'emploi est radié pendant deux mois. Cette information est automatiquement rapportée à la caisse des allocations familiales, ce qui peut entraîner une baisse ou la suppression des aides sociales.

- Le demandeur d'emploi dispose de deux mois pour contester la décision auprès de son agence ou par un recours au tribunal administratif. En cas d'échec, il peut ultimement se tourner vers le médiateur du Pôle emploi, dont le rôle est de règler ce type de litiges.

Chaque demandeur d'emploi a pour obligation de rendre compte chaque mois de l'évolution de sa situation et de rencontrer régulièrement son conseiller. L'objectif est de mesurer si le demandeur cherche bel et bien un travail et de lutter contre les fraudes. Si le demandeur ne respecte pas ses devoirs, la radiation est prononcée, avec parfois certains abus.

 

UN PHÉNOMÈNE DIFFICILEMENT CHIFFRABLE


Combien de chômeurs sont radiés abusivement par le Pôle emploi ? Le phénomène est difficile à quantifier. Selon les chiffres officiels (document Excel), 45 800 personnes ont été radiées, de manière légitime ou non, des listes en juillet 2010, soit une augmentation de 9 % par rapport à 2009. Néanmoins, la direction du Pôle emploi affirme que le nombre de radiations baisse globalement par rapport aux années précédentes.

Le médiateur du Pôle emploi, dont le rôle est de régler les litiges entre l'administration et ses usagers, déclare lui dans son rapport 2009 que sur les 550 dossiers qu'il examine chaque mois, à peine 5 % concernent les radiations. Mais pour saisir le médiateur, l'usager doit déjà avoir fait un recours auprès de l'agence où il n'a pas obtenu satisfaction. "La majorité des différends sont donc résolus au premier degré ou ne sont pas contestés", assume le médiateur dans son rapport.

Ces différentes données permettent à la direction du Pôle emploi, interrogée par le Monde.fr, d'affirmer que les radiations abusives sont un phénomène marginal, et qu'il est tout à fait possible de contester. Seul problème, le temps de la procédure, le demandeur d'emploi injustement sanctionné se retrouve bien souvent sans ressources.

 

AUTOMATISATION DE LA PROCÉDURE

Comment un retard à une convocation ou un coup de téléphone manqué peuvent mener à la radiation ? Pour les conseillers du Pôle emploi, le principal responsable est le système informatique. "Toute convocation entraîne l'obligation de rentrer un entretien" dans le logiciel de travail, explique Christine Brouth, conseillère syndiquée au SNU, syndicat majoritaire dans l'établissement. Ainsi, après chaque entretien, le conseiller doit saisir une synthèse de ce qu'il a pu dire avec la personne qu'il encadre. Si aucun entretien n'est saisi au bout de deux jours, une lettre d'avertissement est envoyée automatiquement par le système informatique au demandeur d'emploi.

Celle-ci prévient que si le demandeur ne justifie pas son absence par un "motif légitime" sous quinze jours, il sera radié des listes. Or, "la liste des motifs légitimes n'est connue que par le Pôle emploi, souligne Rose-Marie Lévy-Pechallat, conseillère à la retraite et cofondatrice du site Recours radiation, qui aide les personnes victimes de radiations abusives. N'avoir pas pu faire garder ses enfants ou s'être trompé de date n'est par exemple pas reconnu comme légitime."

Ce système automatisé provoque de nombreux couacs. Cas classique, la convocation n'est jamais reçue ou arrive après la date de rendez-vous. "La meilleure solution serait que le Pôle emploi envoie ses courriers en recommandé avec accusé de réception, mais cela leur coûterait trop cher", soupire Rose-Marie Lévy-Pechallat.

 

"SEULES LES ABSENCES À CONVOCATION PHYSIQUE SONT PASSIBLES DE RADIATION"


Autre pratique de plus en plus répandue, et source d'erreurs, les entretiens par téléphone. D'après le rapport 2009 du médiateur, les entretiens téléphoniques ne devraient être "que pour rendre service aux personnes éprouvant des difficultés de déplacement, en zones rurales particulièrement". Mais cette pratique, pouvant faire gagner du temps à des conseillers débordés, "est entrée dans les mœurs", souligne Christine Brouth, du SNU.

Si le demandeur d'emploi ne répond pas, parce qu'il rate le coup de téléphone, ou que l'appel est passé en dehors des bornes horaires indiquées sur la convocation, il est considéré comme absent, et sujet à radiation. Recours radiation rapporte l'histoire d'une demandeuse d'emploi n'ayant pu répondre au téléphone car elle signait un recommandé. Elle rappelle immédiatement le Pôle emploi pour s'expliquer. L'envoi de ses relevés téléphoniques, prouvant son coup de fil, ne changera rien à la décision du directeur de l'agence de la radier pendant deux mois. Pourtant, le rapport du médiateur précise que "seules les absences non justifiées à convocation physique sont passibles de radiation".

Prévenir de son absence est rendu d'autant plus difficile que depuis la fusion Assedic-ANPE, il est impossible de joindre directement son conseiller. Les demandeurs d'emploi sont renvoyés vers le 39 49, la plate-forme téléphonique unique du Pôle emploi. "On va lui dire ‘OK, on prend en compte'. Or, cela ne veut pas dire que son excuse est acceptée, mais simplement qu'elle sera transmise au conseiller, explique Rose-Marie Lévy-Péchallat. Le demandeur d'emploi pense qu'il a fait ce qu'il fallait, ne s'occupe plus de rien, et finit éventuellement par recevoir un avertissement de radiation."

 

 

SURCHAGE DE TRAVAIL DES CONSEILLERS


Pour les mêmes raisons, Recours radiation déconseille d'appeler le 39 49 pour contester une radiation. "Cela ne sert à rien. Le bon geste, c'est d'envoyer une lettre recommandée avec accusé de réception au directeur de son agence, qui lui seul pourra revenir sur sa décision." Si rien n'aboutit, le demandeur d'emploi peut porter plainte au tribunal administratif, ou saisir le médiateur du Pôle emploi.

"La plupart des cas sont rattrapés et indemnisés. Mais pendant deux mois, ils ne reçoivent plus d'aides, et c'est toujours des demandeurs en moins dans les chiffres du chômage", ironise Marie-Line, conseillère. Interrogée à ce sujet, la direction du Pôle emploi dément toute politique du chiffre.

Les conseillers pointent comme autre responsable des radiations abusives la surcharge de travail qu'ils subissent depuis la fusion. "Nous ne pouvons plus mener notre mission à bien, c'est une catastrophe. On nous avait promis 60 demandeurs à gérer avant la fusion, on peut en avoir 130 à Paris, 200 en Seine-Saint-Denis, et jusqu'à 300 à Sevran", explique Christine Brouth. Marie-Line parle elle de 180 demandeurs à suivre sur 30 heures de travail par semaine. Moins de temps à consacrer aux usagers, des entretiens plus rapides, et au final, des oublis que le système informatique ne pardonne pas. Or, insiste Rose-Marie Lévy-Pechallat, "nulle part ailleurs dans notre société, un oubli ne se paye aussi cher".

 


Article du Monde, de Chloé Woitier

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Mercredi 18 août 2010 3 18 /08 /Août /2010 11:56

Par François Krug | Eco89 | 18/08/2010 

Des études terminées ou abandonnées, un marché du travail bouché : 640 000 Français de moins de 25 ans sont au chômage. Plus durement frappés par la crise que leurs aînés, ces jeunes sont le plus souvent condamnés à la précarité.

C'est une « génération perdue », s'inquiète l'Organisation internationale du travail dans un rapport publié la semaine dernière. Au niveau mondial, le taux de chômage des jeunes est passé en deux ans de 11,9% à 13%. En France, il atteint même désormais 23%. Un chiffre à manier avec prudence, mais qui traduit une réalité inquiétante.

Deux jeunes actifs sur dix au chômage

Le taux de chômage des jeunes doit être interprété avec précaution. Il correspond en effet à la proportion de chômeurs parmi les jeunes actifs, c'est-à-dire disposant d'un emploi ou en recherchant un. La jeunesse étant, elle, définie par les statisticiens comme la classe d'âge allant de 15 à 24 ans.

Selon l'Insee, le taux de chômage des jeunes en France métropolitaine s'élevait à 23% au premier trimestre 2010. Bien plus que la moyenne que les autres classes d'âge (8,6% pour les 25-49 ans et 6,6%
pour les plus de 50 ans), la moyenne tous âges confondus s'établissant à 9,5%.

Ce taux ne prenant en compte que les actifs, il ne signifie pas que 23 jeunes sur cent sont au chômage. L'écrasante majorité des moins de 25 ans poursuivent encore leurs études. L'Insee fournit donc d'autres chiffres permettant d'affiner l'analyse, en prenant en compte toute la classe d'âge, étudiants compris :

o                             Le taux d'emploi : 28,1% au premier trimestre, contre 51,2% pour l'ensemble de la population française.

o                             La proportion de chômeurs : 8,4%, contre 5,4% pour toute la population.

Des chiffres moins spectaculaires, mais qui confirment la difficulté des jeunes à accéder à un emploi.

Quatre mois à Pôle emploi, puis la précarité

Les chiffres de Pôle Emploi témoigne de la précarisation des jeunes actifs. Fin juin, l'agence comptait 641 800 inscrits de moins de 25 ans, soit 2,6% de plus qu'un an auparavant.

Ces jeunes resteront inscrits en moyenne 126 jours. C'est moins que les inscrits plus âgés, la moyenne générale étant de 220 jours. Mais une fois sortis de Pôle Emploi, leur situation sera nettement plus précaire. Voici les chiffres de l'Insee sur la répartition de l'emploi des jeunes fin 2008 :

o                             Intérim : 6,6%, contre une moyenne de 2,1% tous âges confondus

o                             Apprentis : 15,3%, contre 1,3%

o                             CDD : 26,4%, contre 8,3%

o                             CDI : 49,7%, contre 77,7%

Ces statistiques incluent les emplois aidés, ces CDD et CDI créés grâce à des aides de l'Etat ou des exonérations de charges. Depuis le dernier plan d'aide à l'emploi des jeunes, annoncé au printemps 2009 par Nicolas Sarkozy, la situation ne s'est donc pas améliorée. Mathieu Plane, économiste à l'OFCE, résumait alors sur Eco89 :

« Les jeunes sont sur-représentés dans la précarité, dans les CDD et
les intérims. Ils sont une variable d'ajustement très forte pour les
entreprises. »

 

 

Records : le Nord-Pas-de-Calais et les zones sensibles

D'un département ou d'un quartier à l'autre, les jeunes n'ont pas les mêmes chances sur le marché du travail. Selon les chiffres de Pôle Emploi, 16% des chômeurs inscrits ont moins de 25 ans. Deux départements sont particulièrement frappés et dépassent largement cette moyenne nationale :

o                             Le Nord : 37 800 inscrits de moins de 25 ans, soit près de 19% des chômeurs suivis dans le département

o                             Le Pas-de-Calais : 22 800 inscrits, soit 22% des inscrits

A titre de comparaison, la Seine-Saint-Denis ne compte qu'un peu plus de 11% d'inscrits de moins de 25 ans. Cette moyenne cache de fortes disparités d'une ville à l'autre, et même, entre les quartiers d'une même ville.

C'est ce que souligne dernier rapport de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles (Zus) :

« Au total, un jeune des quartiers sensibles sur quatre
est au chômage ou en inactivité, contre un jeune sur huit dans les
autres quartiers des mêmes agglomérations. »

L'Observatoire national des Zus signale un autre écart spectaculaire. Au niveau national, le chômage des jeunes frappe de manière égale les hommes et les femmes, mais ce n'est pas le cas dans les quartiers sensibles :

o                             41,7% chez les hommes en 2008, soit un bond de dix points en un an seulement.

o                             29,6% seulement chez les femmes, un niveau stable par rapport à 2007.

L'explication de ces écarts entre quartiers, puis entre sexes ? Le niveau d'éducation. Dans les Zus, « 66% des jeunes actifs de moins de 25 ans n'ont pas de diplôme », souligne l'Observatoire, mais les jeunes femmes poursuivent leurs études plus longtemps que les hommes                  

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Mardi 17 août 2010 2 17 /08 /Août /2010 14:44

 


Le secrétaire d'État à l'Emploi, qui était lundi en déplacement dans l'agence d'Hazebrouck, va lancer en septembre une grande enquête de satisfaction auprès de 500.000 demandeurs d'emploi et 50.000 entreprises.



Trois heures bien remplies et puis s'en va. Pour la quatorzième fois depuis la mi-juillet, Laurent Wauquiez a passé lundi une demi-journée dans une agence Pôle emploi, précisément à Hazebrouck dans le Nord. Le secrétaire d'État à l'Emploi s'est fondu dans le décor. Il a ainsi orienté des chômeurs à l'accueil de l'agence, conduit des entretiens avec des conseillers, donné des conseils en matière de recrutement, participé à une table ronde avec de jeunes qui expérimentent un dispositif d'accompagnement renforcé très performant et déjeuné avec une quinzaine d'agents pour faire le point sur la fusion ANPE-Assedic en cours. «Ce n'est pas une visite clic-clac, justifie-t-il. Je tiens à discuter longuement avec tout le monde, pour prendre moi-même le pouls de la situation.»

Son opinion sur l'état du marché de l'emploi à l'aube de la rentrée 2010? «Ça va mieux, concède-t-il. Tous les outils que nous avons mis en œuvre depuis deux ans ont porté leurs fruits et la fusion est rentrée dans les mœurs.» Et le secrétaire d'État à l'Emploi de prendre, à l'issue de sa visite, en exemple l'agence ultramoderne d'Hazebrouck. «Il y a deux ans, un chômeur qui venait s'inscrire aux Assedic devait attendre 15 jours pour être reçu à l'ANPE, se rappelle-t-il. Aujourd'hui, il obtient un rendez-vous en quatre jours et les deux entretiens se font à trente secondes d'intervalle.»

Mais Laurent Wauquiez est aussi venu lundi dans cette agence pour parler de la vaste «consultation des usagers de Pôle emploi» qu'il va lancer début septembre: un questionnaire de satisfaction envoyé par mail à 500.000 demandeurs d'emploi et à 50.000 entreprises.

 

Améliorer la formation

«On s'est focalisé depuis deux ans sur les questions de structure et il nous faut maintenant travailler sur le service rendu aux usagers», justifie Laurent Wauquiez. Cette enquête inédite - réalisée, envoyée et dépouillée par l'institut Ipsos - sera composée d'une cinquantaine de questions portant d'une part sur l'utilité et l'efficacité des services proposés ou encore la qualité d'écoute et de réactivité des agents. Et, d'autre part, sur certains dispositifs encore à l'étude, comme de pouvoir garder le contact par mail avec son conseiller. «J'attends beaucoup du retour de ces questionnaires car il nous reste de nombreuses choses à faire, notamment en matière de formation», avoue Laurent Wauquiez. Cette consultation, dont les conclusions seront rendues publiques mi-octobre, sera complétée par des séances de brainstorming avec les agents d'une demi-douzaine de Pôle emploi.

Le secrétaire d'État à l'Emploi a également profité de son déplacement pour tester sur le terrain quelques pistes de réforme qu'il a en tête. Avec plus ou moins de succès. Son projet d'instaurer un suivi personnalisé renforcé - un entretien par semaine - pour chaque jeune chômeur a ainsi été très bien accueilli. Celui de supprimer le fonctionnement en équipe professionnelle (dédiée à un secteur d'activité), n'a en revanche pas soulevé d'enthousiasme.



Article de  l'excellent Marc Landré, Journaliste "social" , In « le Figaro » 17/08/2010

Par

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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 16:12

14:10 AFP

Jean-Louis Walter nommé nouveau médiateur de Pole Emploi

Le syndicaliste CFE-CGC Jean-Louis Walter, ex-administrateur de l'ANPE, de l'Unedic et ex-président de l'Apec, a été nommé Médiateur de l'emploi, pour améliorer la représentation des demandeurs d'emploi, salariés et employeurs auprès de Pôle emploi, a confirmé jeudi Pôle emploi.

L'annonce de la nomination de ce nouveau médiateur par le directeur général de Pôle emploi Christian Charpy, en remplacement de Benoît Genuini, démissionnaire, a été faite par le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez dans un entretien au quotidien Aujourd'hui en France/Le Parisien.

"Nous avons choisi Jean-Louis Walter", a déclaré M. Wauquiez, soulignant qu'"il a travaillé dans l'industrie" et qu'"il connaît bien toutes les problématiques de l'emploi".

Membre du Conseil économique et social, ex-secrétaire général de la CFE-CGC (1999-2006), M. Walter "connaît bien le service public de l'emploi puisqu'il a été de 1993 à 1996 administrateur de l'ANPE, entre 1990 et 1998 administrateur de l'Unedic puis président de l'Apec (1999-2001, 2003-2005)", note Pôle emploi dans un communiqué.

Cet ex-président du régime de retraite complémentaire des cadres Agirc (2006-2007) a cependant fait "la majeure partie de sa carrière au sein de Peugeot puis de PSA", observe l'organisme issu de la fusion ANPE-Assedic.

Le médiateur national de l'emploi, correspondant du médiateur de la République, a pour mission d'améliorer la représentation des demandeurs d'emploi, salariés et employeurs auprès de Pôle emploi.

La nomination d'un nouveau médiateur "est positive car c'est absolument nécessaire pour résoudre les problèmes et donner une vue d'ensemble", a réagi Gabrielle Simon (CFTC), "contente que ce soit Jean-Louis Walter".

"C'est une bonne chose pour les demandeurs d'emploi", a commenté Maurad Rabhi, regrettant qu'"on n'en ait pas discuté en conseil d'administration" et jugeant qu'"on ne peut pas demander aux partenaires sociaux de financer Pôle emploi et que ce soit le gouvernement qui gère".

Premier médiateur, Benoît Genuini a démissionné le 15 avril, moins d'un mois après la remise de son premier rapport où il épinglait des dysfonctionnements, jugeant que Pôle emploi "n'accordait pas assez d'importance à ce qui par son intermédiaire remontait du terrain, c'est-à-dire des chômeurs".

Il s'était plaint de l'absence de réponse de la direction à ses propositions pour améliorer le service sur la qualité des courriers envoyés aux demandeurs d'emploi et sur les conditions dans lesquelles l'allocation chômage peut être suspendue pour suspicion de fraude, parfois par erreur et sans préavis.

Les défauts de Pôle emploi dans le service rendu aux chômeurs relevés par le médiateur en mars sont "en cours de traitement", a assuré l'organisme dans un communiqué vers la mi-mai, évoquant des solutions "rapides".

 

Souffrance au travail

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Mercredi 30 juin 2010 3 30 /06 /Juin /2010 13:06

L'U.N.S.A. nationale a organisé dans ses locaux de Bagnolet, une formation sur le thème de la discrimination et sur la façon d'accompagner les agents victimes de discrimination.

 

Organisée par Saïd, notre responsable formation, et animée par Clément BOYE, directeur d'Heurodia-Formation, ce stage, étalé sur 2 jours, nous a permis de préciser les differentes notions que pouvaient revetir les discriminations et d'examiner les differents aspects qu'elles prenaient.

 

Form[1]. Unsa Discrim

Clément BOYE,

Directeur d'Heurodia  

 

   

(voir : http://heuroia-formation.fr/index.php?option=com_content&view=frontpage&Itemid=1 )

 

 

 

  

 

Grace à des supports adaptés et trés complets, les participants ont pu, à travers de nombreux cas pratiques et divers exercices, améliorer leurs connaissances et apprendre à mieux maîtriser les délicates phases de l'accompagnement d'une victime de discrimination.

 

 

Form[1]. Unsa Discrim (2)Saïd en pleine action !!

 

Cette initiatve enrichissante devrait être reprise avant la fin de l'année. Elle pourrait même être demultipliée en région. Affaire à suivre donc .....

 

Form[1]. Unsa Discrim (1)

 

 

 

 

 

 

Des stagiaires studieux et appliqués !! ;-)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Mercredi 23 juin 2010 3 23 /06 /Juin /2010 15:06

Pôle emploi devra mener une réflexion pour savoir « à qui consacrer en priorité ses actions » (Raymond Soubie, Conseiller aux affaires sociales du Président de la République)

Une réflexion pour savoir « à qui Pôle emploi, sorti de sa fusion, doit consacrer en priorité ses actions » devra s'ouvrir une fois le nouvel opérateur du service public de l'emploi en ordre de marche, déclare Raymond Soubie, conseiller du président de la République, Nicolas Sarkozy, mardi 22 juin 2010, à l'occasion d'un colloque organisé par le COE (Conseil d'orientation de l'emploi), consacré à « l'emploi par delà la crise ». Évoquant la situation de Pôle emploi un an et demi après la fusion ANPE-Assedic, il estime que l'opérateur « est en train de mener une réforme, qui est la plus compliquée qui existe au monde, à savoir fusionner des personnels différents […] sans pour autant que l'objet social de l'institution, c'est à dire payer les allocations et aider les chômeurs vers l'emploi, ne s'en trouve perturbé. Cela a l'air simple, c'est très compliqué. », déclare-t-il.

« Il y a des saints et des martyrs à Pôle emploi, des deux côtés d'ailleurs, qui s'efforcent de mener à bien la fusion, poursuit Raymond Soubie. Du jour où elle sera menée à bien, il va y avoir une autre réflexion à mener, dont le COE pourrait d'ailleurs se saisir, c'est que les demandeurs d'emploi sont de natures très différentes », selon leur éloignement de l'emploi, leur formation, leurs secteurs d'activités, leurs situations individuelles etc.


SOURCE: AEF In

 

Par unsa - Publié dans : Communiqués du Bureau National
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Mercredi 16 juin 2010 3 16 /06 /Juin /2010 11:15

Il me semble que la situation grandissante du stress des agents s'explique par les contradictions et les tiraillements qui écartèlent notre Entreprise et rendent de plus en plus difficile une façon cohérente et lisible d’assurer le Service Public que nous sommes censés rendre.

D'un côté, un jeune demandeur d’emploi qui, à l’issue d’une formation AFPA omet de se réinscrire. Il est radié et demande, 3 semaines après sa radiation, à bénéficier d’une inscription rétro active. Rejet de cette demande.  D’un autre côté, un demandeur d’emploi qui bénéficie, pendant plus d’un an, d’accompagnements individualisés, assurés successivement par un Dale, un adjoint Dale, un AEP et un chargé de projet (que du lourd donc, du sérieux !) Pour ce D.E., un seul entretien physique, aucune prestations, rien !

 

Il y a dans cette histoire quelque chose qui irrite l'esprit et blesse le cœur surtout si on ne tient pas pour rien le sens du service public, le respect de ses lois et le principe de l’égalité de traitement des usagers.

 

Comment comprendre et s'y retrouver ?

 

Ici l'Etablissement égaré, parce que la loi étouffe le D.E., va pousser au-delà du nécessaire sa démarche.

Là, son autorité est bafouée par un arrangement entre amis.

 

On se prend à penser que le nouvel établissement Pôle Emploi ne sait plus se servir de toutes les gammes dont il dispose, tant l'inventivité de la hiérarchie est grande et sa palette contrastée, pitoyable au singulier et dominatrice au pluriel.

 

Ses désordres et la perte des repères offrent un spectacle et une quotidienneté qui épuisent psychiquement.

 

L’établissement échappe de plus en plus à la maîtrise de qui prétend pouvoir le stabiliser et donne le tournis à force de laisser vivre en son sein tout et son contraire. C'est comme être ballotté en permanence au lieu de demeurer en lieu sûr : celui des limites acceptées, des interdictions admises et de la légitimité incontestée.

Par unsa - Publié dans : Actualités
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Billet d'humeur

 

Si j'étais conseiller à l’emploi...

J'en aurais assez. Je serais fatigué. Lassé d'entendre sans cesse les mêmes accusations, les mêmes récriminations, les mêmes injustices. 

Je n'en pourrais plus d'être écartelé chaque jour entre le besoin qu'on a de moi, de la chance de retrouver un emploi que je représente et l'hostilité qu'on éprouve à l'égard de Pole Emploi et de la contrainte nécessaire qu'il doit exercer.

J'aurais envie de dire, à ceux qui m'obligent à frôler les murs dans le quartier où j'habite, aux professionnels de l'indignation et de la société théorique, à toutes les bonnes consciences heureuses d'avoir avec mes collègues et moi des boucs émissaires idéaux, qu'ils n'ont qu'à prendre ma place, mon service et mes responsabilités. Qu'ils fassent "mon boulot" et on verra si leur angélisme ne s'imprégnera pas alors d'un peu de réalisme !

Je ne supporterais plus d'être toujours et à tout coup traité de bon à rien. On dirait que Pole Emploi propose, conseille, oriente, est insulté et moqué par plaisir ou ignorance. Il n'y aurait que des bosseurs partout et nous aurions tort de nous mêler de ce que notre mission implique. Moi aussi, je voudrais pouvoir bénéficier de la présomption d'innocence et sentir, en ma faveur, la grande houle systématique des droits de l'homme, des syndicats, des chômeurs, des employeurs et des humanistes patentés. Mais incapable d'entrée de jeu, je devrais encore m'estimer chanceux si on ne me renvoie pas devant le tribunal.

Je serais dégoûté d'être abandonné par un Etablissement qui aurait  dû être mon allié naturel, les politiques, les patrons, les partisans d'une société à peu près vivable où l'emploi ne serait que le moyen de la justice. Les politiques fluctuent à notre égard au gré de l'imprévisibilité sociale. Poussant les feux selon les évolutions de l’opinion publique.

Je dénoncerais ces projets de réforme qui parlent du travail des conseiller à l’emploi sans les solliciter le moins du monde, comme si ceux-ci n'étaient pas là disponibles, légitimes pour traiter de ce qu'ils connaissent au quotidien. C'est D'ABORD eux qu'il aurait fallu écouter, comprendre et consulter.

Mais il faudrait du courage politique et de la constance professionnelle, plutôt que de modifier les règles il faudrait un contrôle  réel et sérieux, juridiquement parlant, de la recherche d’emploi. Mais une telle démarche serait infiniment plus ardue et éprouvante que de faire des prescriptions systématiques ! Nous serions nombreux à approuver une telle rigueur. Elle nous dispenserait du procès global qui nous est intenté à cause de quelques-uns. Ce qui est sûr pour les conseiller à l’emploi, c'est que les moyens de la lutte contre le chomage vont subtilement être infléchis, atténués mais  qu'on continuera pourtant à réclamer un Pole Emploi réactif partout, ce qui est à la fois impossible et absurde. Travailler plus et mieux avec moins, comment faire ?

Je m'opposerais à tous les donneurs de leçons. Aux vertus qu'on exige de nous, connaîtrait-on beaucoup de politiques, de patrons,  de syndicalistes et de journalistes dignes d'être conseiller à l’emploi ? Je sais que parmi nous il n'y a pas que des "aigles" et qu'il est dangereux de donner du pouvoir à des médiocres. Mais là aussi qu'attend-on ? Comme dans bien des corporations nous avons nos "brebis galeuses". La fonction de conseiller à l’emploi est une charge, un honneur, parfois une souffrance.  

 Rien de plus, rien de moins.

                                                                                                                                                                                                  pcpc : phd

 

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